Définition du DPC et de la terminologie associée

Le DPC s’étend au-delà de l’éducation médicale continue traditionnelle, qui est perçue comme étant axée sur la mise à jour des connaissances médicales. Dans le cadre du DPC, les praticiens définissent les compétences qu’ils considèrent comme pertinentes à leurs besoins personnels en matière d’exercice.

Le DPC traite de sujets comme la communication médecin-patient, les compétences d’une équipe interdisciplinaire et la gestion du risque, ainsi que d’autres compétences définies par le cadre 2015 de CanMEDS du Collège royal. Les activités de DPC se servent d’un large éventail de formations pédagogiques et de diffusion de contenu. Afin de garantir que les médecins ont accès à des occasions de DPC de qualité, les activités d'apprentissage collectif de la section 1 (par exemple des conférences) et les activités d’évaluation de la section 3 (programmes d'auto-évaluation et activités de simulation) font l’objet d’un examen et sont approuvées par un prestataire de DPC agréé par le Collège royal afin d’être admissibles à l'obtention de crédits pour le programme de Maintien du certificat (MDC).

L’apprentissage collectif est une activité de développement à l’intention des médecins, qui leur offre la possibilité de confirmer ou d’acquérir des connaissances ou des compétences en gestion de la pratique, de relever de nouvelles thérapies ou stratégies potentielles dans la pratique et de partager des notions ou de l’expérience avec des pairs.

Les programmes d'auto-évaluation (PAE) évaluent la connaissance ou la mise en application de connaissances dans des champs, sujets ou domaines précis. Les programmes d'auto-évaluation se servent de formats structurés, par exemple des questions à choix multiple, et exigent que les participants sélectionnent la réponse appropriée. Les participants reçoivent des commentaires sur les réponses pour leur donner l’occasion de relever les points à améliorer et les domaines d’apprentissage futur.

Les activités de simulation et d’évaluations du rendement simulent des situations réelles pour permettre aux participants de démontrer leur raisonnement clinique, leur communication, leur connaissance de la situation, leur résolution de problème, leur rendement durant des activités de simulation et (le cas échéant) leur capacité à collaborer et à travailler au sein d’une équipe de soins de santé et de recevoir des commentaires à ce sujet. Les activités de simulation sont représentatives d’un large éventail d’options, y compris les jeux de rôle, l’utilisation de patients normalisés, des entraîneurs de tâche, la simulation virtuelle, la simulation haptique, la simulation théâtrale ou des exemples hybrides.

Le Collège royal définit un organisme de médecin comme étant un groupe sans but lucratif de professionnels de la santé doté d’une structure de gouvernance officielle, redevable entre autres envers ses spécialistes membres et les desservant au moyen des éléments suivants : développement professionnel continu, offre de soins de santé ou recherche.

Types d’organismes qui ne sont PAS habituellement considérés comme étant des organismes de médecins :
  • Organismes de défense des patients axés sur une maladie (p. ex., Association canadienne du diabète)
  • Ministères ou organismes gouvernementaux (p. ex., Santé Canada, Agence de la santé publique du Canada)
  • Industrie (p. ex., compagnies pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, etc.)
  • Entreprises d’éducation médicale ou de communications (EMC) (p. ex., CME Inc.)
  • Éducateurs en ligne à but lucratif, maisons d’édition ou entreprises de simulation (p. ex., Medscape, CAE)
  • Petit groupe de médecins travaillant ensemble à l’élaboration d’un programme éducatif

Le Collège royal définit l’élaboration conjointe comme étant le processus au moyen duquel deux organismes ou plus – dont au moins un doit être un organisme de médecins – collaborent de façon prospective pour élaborer et mettre en œuvre une activité éducative, une ressource ou un outil d’apprentissage agréés.

Les besoins perçus sont les besoins d’apprentissage autodéclarés du groupe cible (c.-à-d., les « vouloir » du groupe). Ils sont déterminés de manière subjective et sont fort bien illustrés par la phrase « Je sais ce que je ne sais pas. » Les besoins non perçus représentent des disparités non perçues par les apprenants; ils sont déterminés de façon objective et sont fort bien illustrés par la phrase « Ce que je ne sais pas que j’ignore. » Can J Kidney Health Dis. 2016; 3: 30. Publié en ligne le 24 juin 2016