CPD Modules

Chaque année, la SCA et le Journal canadien d’anesthésie planifient et élaborent plusieurs modules d’auto-évaluation de DPC, conçus sous forme de révisions portant sur un sujet d’intérêt, selon les conclusions d’un processus d’évaluation des besoins.

Les modules sont publiés dans le JCA sous forme d’articles de développement professionnel continu (DPC) et téléversés dans Knowledge Direct, notre système de gestion de l’apprentissage.  

Pour suivre un module de DPC, les participants doivent lire la révision et les deux ou trois articles de référence clairement indiqués dans la liste des références, puis répondre aux questions se rapportant à un cas clinique énoncé dans l’article.

Les membres peuvent accéder gratuitement aux modules.

Pour avoir accès au système de gestion de l’apprentissage :
Accédez au système de gestion de l’apprentissage Knowledge Direct.

Renseignements pour ouvrir une session :
Votre nom d’utilisateur correspond à l’adresse électronique que vous avez fournie pour notre répertoire des membres
Votre mot de passe correspond à votre identifiant de la SCA

Téléchargez la Foire aux questions.

Pour accéder au Journal canadien d'anesthésie, rendez-vous à l’adresse ici.

Veuillez noter que l’article du JCA est inclus dans le système de gestion de l’apprentissage. Cette étape est donc facultative.

Si vous éprouvez des difficultés à ouvrir une session dans le système, veuillez écrire à l’adresse : anesthesia@cas.ca.

Une fois sur le site de DPC :

  • Lisez l’article du module et les articles de référence qui l’accompagnent.
  • Répondez aux questions à choix multiple sur le cas présenté.
  • Une fois que vous avez saisi toutes vos réponses, vous aurez accès aux explications d’experts pour tous les choix possibles.
  • Une fois que vous avez terminé le module, vous pouvez télécharger et enregistrer votre certificat de participation.

De façon générale, les participants peuvent déclarer jusqu’à 4 heures de DPC, pour un total de 12 crédits en vertu de la section 3 du programme de DPC du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Par contre, chaque description de module contient le nombre d’heures correspondant.

Les modules sont agréés pendant trois ans et sont offerts dans le système pendant deux années supplémentaires. Vous recevrez un avis si le module auquel vous tentez d’accéder n’est pas agréé.

Modules de DPC AGRÉÉS actuellement offerts, et référence dans le Journal canadien d’anesthésie

 

Synthèse de l’évaluation par échographie au point d’intervention pour les urgences périopératoires  

Vol. 66 | Numéro 4/avril 2019 | Pages : 448-460

Ce module introduit le concept de l’examen par échographie au point d’intervention (POCUS) pour les cliniciens périopératoires. Il présente un examen cardiaque ciblé de la fonction et du remplissage ventriculaire. Le module passe également en revue un examen de la veine cave inférieure à titre d’outil pour évaluer le statut volumique. Enfin, un bref examen du poumon et de la plèvre est exploré pour aider le clinicien dans des situations d’hypoxie du patient et de ventilation difficile. Des examens cardiorespiratoires par échographie limités peuvent être réalisés par des non-cardiologues et des non-radiologistes. Les renseignements tirés d’un examen POCUS peuvent aider à établir un diagnostic et dans le cas de premiers secours en soins périopératoires.

L’échographie au point d’intervention est susceptible de devenir une norme de soins pour les anesthésiologistes au même titre que la stéhoscopie à l’heure actuelle.

Mise à jour sur la gestion de l’hyperthermie maligne

Vol. 65 | Numéro 6/juin 2018 | Pages : 709-721

Ce module de développement professionnel continu a pour objectif de préparer les anesthésiologistes à détecter et à prendre en charge rapidement une réaction d’hyperthermie maligne (HM), ce qui est essentiel pour éviter  ses complications potentiellement mortelles et permettre en fin de compte la survie du patient.

L’hyperthermie maligne est un trouble génétique des cellules du muscle squelettique qui  touche l’homéostasie calcique du myoplasme. Elle peut se manifester sans signes spécifiques d’une réaction hypermétabolique, ce qui peut être mortel si le traitement, y compris l’administration de dantrolène sodique, n’est pas entamé rapidement. Une évaluation et un rejet rapides d’autres diagnostics peuvent mener à un diagnostic et à un traitement immédiats, ce qui par conséquent réduira de façon significative  les complications, y compris l’insuffisance rénale, la dysfonction cardiaque, la coagulation intravasculaire disséminée et la mort. À la suite de la réaction, les patients doivent demeurer en observation pendant au moins 24 heures en raison des possibilités de recrudescence. Puisqu’il s’agit d’une affection génétique, les survivants et les membres de leurs familles doivent être aiguillés vers un centre spécialisé en HM pour subir d’autres analyses et recevoir des services de counselling.

Implications anesthésiques de l'usage de drogues dans un but récréatif


 

Vol. 64 | Numéro 12/décembre 2017 | Pages : 1236–1264

Avec l’augmentation de la consommation de drogues dans un but récréatif, la possibilité qu’un anesthésiologiste soit confronté, de manière périopératoire, à des patients qui utilisent ces drogues ou qui en sont dépendants augmentera également.

Les patients toxicomanes peuvent se présenter pour recevoir des soins anesthésiques dans différentes situations, par exemple des cas de chirurgies électives quotidiennes ou en situation critique ou d’urgence, par exemple dans le cas d’un accouchement par césarienne ou d’une chirurgie en lien avec un traumatisme. Par conséquent, il est important que les anesthésiologistes soient renseignés à propos des drogues illicites les plus couramment consommées, de leur présentation clinique et de leurs effets secondaires, ainsi que des options anesthésiques bénéfiques ou nuisibles pour ces patients. Les substances illicites les plus fréquemment consommées, mis à part l’alcool et le tabac, sont le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, les opioïdes d’ordonnance, les méthamphétamines et les hallucinogènes. Lorsqu’ils planifient les soins anesthésiques, les anesthésiologistes doivent bien comprendre les effets de ces agents, y compris les différentes interactions médicamenteuses, afin de prédire la tolérance à certains agents anesthésiques, de reconnaître les signes et symptômes de sevrage à une drogue, et d’être prêts à gérer tous ces facteurs en période périopératoire.

Pour des soins aux patients optimaux en période périopératoire, il est essentiel d’obtenir des renseignements sur la consommation de drogue par le patient et autres traitements associés afin d’élaborer un plan anesthésique approprié, y compris des éléments particuliers durant la chirurgie et dans l’unité de soins post-anesthésiques.

L'hémorragie massive et la transfusion en salle d'opération

Vol. 64 | Numéro 9/septembre 2017 | Pages : 962–978

Dans ce module de développement professionnel continu, nous passons en revue la pathophysiologie et les manifestations cliniques associées à l’hémorragie massive ainsi que les analyses de laboratoire et les mesures thérapeutiques appropriées. En plus d’examiner les produits sanguins et plasmatiques et les traitements d’appoint offerts, nous explorons également le rôle joué par l’anesthésiologiste dans un scénario de protocole de transfusion massive.

L’hémorragie massive peut être prévisible ou inattendue. La présence coïncidante d’acidose, d’hypothermie et d’hypotension contribue grandement à un mauvais résultat. Non seulement les globules rouges augmentent-ils le pouvoir oxyphorique globulaire, mais ils jouent également un rôle dans l’hémostase. Même si des résultats rapides d’analyses de laboratoire, y compris des analyses au point d’intervention, sont importants, la transfusion demeure une décision clinique. Les traitements d’appoint autres que des composants sanguins contribuent à de meilleurs résultats. La pathophysiologie d’une hémorragie obstétricale massive est unique si on la compare à la population non obstétricale. L’approche en matière d’hémorragie massive et de son traitement varie considérablement d’un établissement à l’autre.

L’hémorragie massive est un problème multidisciplinaire qui exige une réponse immédiate et une communication entre les cliniciens, le personnel infirmier, d’autres fournisseurs de soins de santé, les analyses de laboratoire et les banques de sang. La connaissance de base et l’utilisation des produits et traitements offerts ne sont pas uniformes. Un protocole de transfusion massive peut être utilisé efficacement pour réduire le chaos et veiller à ce que l’on administre les traitements et doses appropriés rapidement.

La prise en charge du patient périopératoire sous anticoagulants oraux directs

Vol. 64 | Numéro 6/juin 2017 | Pages : 656–672

On traite de plus en plus les patients avec des anticoagulants oraux directs (AOD) pour la prévention des AVC provoqués par la fibrillation auriculaire non valvulaire et pour le traitement de la thromboembolie veineuse. Lorsque ces patients se présentent pour une intervention chirurgicale urgente ou émergente, ils posent un défi pour l’anesthésiologiste, qui doit gérer le risque périopératoire en raison de l’anticoagulation. Ce module a pour objectif d’examiner les écrits entourant la gestion périopératoire des AOD. Le moment, le suivi de laboratoire et l’accessibilité d’agents déactivateurs sont des éléments importants à prendre en considération pour optimiser les soins aux patients traités par AOD et qui ont besoin d’une chirurgie émergente.

Les analyses de laboratoire ne sont pas recommandées pour la surveillance régulière des AOD, puisqu’il n’existe pas de bonne corrélation avec l’activité anticoagulante. Les analyses de laboratoire les plus largement accessibles ne possèdent pas la sensibilité nécessaire pour détecter les effets anticoagulants à de faibles concentrations plasmatiques. Toutefois, un temps de thrombine normal pour le dabigatran exclut des concentrations importantes de médicaments. Si le risque de saignement est jugé élevé en raison d’une dose récente d’AOD, différentes options s’offrent pour atténuer le saignement. Si possible, la chirurgie doit être retardée d’au moins 12 heures suivant la dernière dose d’AOD. Le charbon actif peut atténuer l’effet anticoagulant des AOD si administré moins de deux heures suivant la prise du médicament. Des concentrés de complexe de prothrombine (CCP) à quatre facteurs associés à des inhibiteurs du facteur Xa peuvent être utiles pour réduire une hémorragie mortelle. Il est prouvé que des CCP activés inversent les analyses de coagulation anormales associées à tous les AOD, mais il manque de données probantes déclarées sur les avantages cliniques. L’idarucizumab est un antidote particulier efficace pour un renversement de l'effet de l'anticoagulation causé par le dabigatran. Un antidote au rivaroxaban et à l’apixaban (andexanet alfa) ainsi qu’un antidote universel à tous les AOD et à l’héparine (PER977) sont en préparation clinique.

La gestion périopératoire de l’effet d’anticoagulation causé par les AOD est une préoccupation croissante, puisque le nombre de patients à qui on prescrit ces médicaments augmente chaque année. Il est possible d’optimiser sécuritairement les soins à ces patients pour une chirurgie urgente ou émergente en accordant suffisamment d’attention au moment, à la surveillance et aux agents déactivateurs.

Les troubles de consommation de substances chez l'anesthésiologiste: ce qu'il faut savoir à propos de la toxicomanie

Vol. 64 | Numéro 2/février 2017 | Pages : 219–235

Malgré notre expérience considérable concernant le problème de la toxicomanie dans notre spécialité, la plupart des fournisseurs de soins d’anesthésie ignorent comment reconnaître ou aider un collègue ayant un problème de consommation de substances. Cet article a pour objectif de fournir suffisamment de renseignements sur le trouble de l'usage d'une substance (TUS) pour aider à le repérer chez des collègues et pour aider à sa prise en charge.

Selon la région, 10 à 15 % des membres de la population en général sont susceptibles de développer un TUS, et abuseront des drogues ou de l’alcool à un moment dans leur vie. Les médecins et autres professionnels de la santé ne sont pas immunisés contre la toxicomanie et sont tout aussi susceptibles de développer un TUS que les non-initiés. Malgré tout, le risque de mortalité est considérablement accru en raison de l’accès à des agents anesthésiques puissants et entraînant une forte accoutumance, avec un indice thérapeutique étroit lorsqu’autoadministrés. De plus, le nombre de résidents en anesthésie identifiés comme souffrant d’un TUS augmente à l’heure actuelle.

En raison d’une morbidité et d’une mortalité considérables associées à l’abus d’agents anesthésiques ainsi que de l’augmentation continue du taux d’abus de substances par les fournisseurs d’anesthésie, il est essentiel que les fournisseurs de soins d’anesthésie se familiarisent avec la présence de signes et symptômes d’abus de substances et de consommation de substances.

Les troubles hypertensifs de la grossesse

Vol. 63 | Numéro 9/| septembre 2016 | Pages : 1075–1097

Dans ce module de développement professionnel continu, nous passons en revue les récentes lignes directrices de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) pour la classification et le diagnostic des troubles hypertensifs de la grossesse (THG) ainsi que les caractéristiques cliniques, analyses de laboratoire et conséquences des THG. Nous explorons les données probantes pour la gestion anesthésique et la prévention des lésions aux organes cibles chez les femmes souffrant de THG et décrivons le rôle et la contribution des anesthésiologistes dans le cadre d’une équipe de soins multidisciplinaire.

Les troubles hypertensifs de la grossesse peuvent se présenter sous différentes formes avec des signes et symptômes cliniques qui souvent n’ont pas de corrélation avec la gravité sous-jacente et la progression de la maladie. L’absence d’un diagnostic et d’un traitement rapides contribue de façon considérable à des résultats maternels (complications neurologiques, œdème pulmonaire et hémorragie post-partum) et néonataux (complications respiratoires et neurologiques et mortinatalité) indésirables. Dans le contexte canadien, des améliorations aux soins médicaux ont mené à de meilleurs résultats maternels et néonataux. Le moment de l’accouchement est crucial pour équilibrer les risques maternels et les avantages fœtaux de la grossesse en cours. Les lignes directrices de la SOGC fondées sur des données probantes concernant le diagnostic et la gestion des THG abordent de nombreux aspects des soins cliniques pertinents pour les anesthésiologistes, qui jouent un rôle important dans l’équipe de soins multidisciplinaires.

Les troubles hypertensifs de la grossesse sont en hausse partout dans le monde, et on prévoit que cette tendance se maintiendra. Les contributeurs majeurs à la mortalité maternelle sont le fait de ne pas reconnaître rapidement les THG ou de ne pas les traiter de façon adéquate. Il est essentiel que les anesthésiologistes comprennent le processus de la maladie et se familiarisent avec les lignes directrices régissant les soins obstétricaux actuels afin de prodiguer à ces patients des soins de qualité multidisciplinaires et fondés sur des données probantes. La prise en charge anesthésique aide à prévenir des résultats maternels et fœtaux possiblement préjudiciables.

La position ventrale: une mise à jour

Vol. 63 | Numéro 6/juin 2016 |Pages : 737-767

Ce module de développement professionnel continu vise à fournir des renseignements nécessaires pour se préparer à un patient en position ventrale et à le gérer cliniquement.

La position ventrale est nécessaire dans le cas d’interventions chirurgicales qui concernent l’aspect postérieur d’un patient. Nous avons consulté MEDLINE® et EMBASE™ de janvier 2000 à janvier 2015 pour trouver des écrits se rapportant à la position ventrale et consulté uniquement des articles originaux rédigés en anglais. Nous avons examiné les avantages et inconvénients de différents équipements utilisés en position ventrale, les changements physiologiques associés à la position ventrale et les complications pouvant survenir. Nous avons également passé en revue des stratégies pour le bon déroulement et la prise en charge de complications liées à la position.

Un âge plus élevé, un indice de masse corporelle élevé, la présence de comorbidités et la longue durée de la chirurgie semblent constituer les facteurs de risque les plus importants dans le cas de complications associées à la position ventrale. Nous recommandons une approche d’équipe structurée et une sélection attentive d’équipement ajusté au patient et à la chirurgie. L’utilisation systématique de listes de vérification est recommandée pour orienter les équipes de la salle d’opération et pour réduire les complications liées à la position ventrale. Les anesthésiologistes doivent être préparés à gérer des urgences intraopératoires majeures (p. ex., extubation accidentelle) et complications postopératoires prévues (p. ex., œdème des voies respiratoires et perte de vision).

La préparation des modules de DPC est appuyée par :

Merck logo